Grand Forum : le patrimoine en question

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Alors que l’économie mondiale traverse une crise inédite, dans ses déterminants mais aussi dans son ampleur, la façon de traverser cette période adverse est plus que jamais d’actualité. C’est cette question qui sera au coeur de la 4e édition du Grand Forum du Patrimoine qui se tiendra le lundi 30 novembre prochain à Paris. Le programme de cette manifestation témoigne des défis qui attendent la profession:réglementaire bien sûr, mais aussi formation, action commerciale, offre de services et concurrence.

S’il est un domaine où le concept de « disruption »est une réalité quotidienne, c’est bien celui de la gestion de patrimoine:à côté d’un cadre fiscal sans cesse mouvant (une spécialité française…), voire insaisissable, au point que certains professionnels jugent que la fiscalité de l’Hexagone est une usine à contentieux, les CGP doivent, depuis quelques années, composer avec un environnement géopolitique inquiétant et des marchés instables.
Ajoutez à cela une remise en question de leur modèle, la concurrence des nouveaux entrants et une surenchère réglementaire; et on comprend à quel point l’avenir de la filière, certes prometteur, suscite des questions, voire des interrogations.

Sous le signe de la prospective
C’est la raison pour laquelle le Débat des Présidents, en ouverture Grand Forum, sera placé sous le signe de la prospective:« 2020–2030, les dix enjeux qui attendent les CGP sur la décennie ». Le propos est ambitieux certes, mais dans le cadre d’une table ronde ramassée, sans langue de bois et ouvertes en direct à vos questions, les représentants des quatre plus grosses organisations professionnelles dévoileront leurs inquiétudes, leurs projets, leurs doutes et les actions qu’ils engagent les uns et les autres pour traverser la décennie qui s’ouvre.
Et l’après-midi débutera avec un débat autour de l’épargnant. Il réunira Marielle Cohen-Branche (médiateur de l’AMF), Hélène Feron-Poloni (avocate spécialisée dans la défense des épargnants) et Silvestre Tandeau de Marsac (avocat du cabinet FTMS spécialisé dans la défense des sociétés de gestion) autour du thème « Epargne, entre protection et juridisme ». Car force est de constater que si la protection de l’épargnant est une belle ambition, les moyens mis en oeuvre par le régulateur peinent à atteindre leur objectif:documentation débordante, textes pléthoriques, technicité toujours plus grande loin d’aider à la protection de l’épargnant l’éloignent toujours plus de sa prise de responsabilité individuelle. Bref nous sommes entrés dans l’ère du formalisme… avec le risque que cela débouche, sur le modèle américain, là encore sur une multiplication des contentieux. Autour de ces deux moments, le Grand Forum du Patrimoine est aussi l’occasion pour les visiteurs, de participer à une vingtaine d’ateliers. Le choix des ateliers, élaboré en concertation avec les partenaires, vise bien sûr à faire le point sur le secteur, mais pas uniquement. Afin de coller aux préoccupations de la profession, nous avons remonté toutes les demandes en leur attribuant deux coefficients:un coefficient « novation »et un coefficient « intérêt »(on le sait, les deux ne convergent pas toujours…). Bref, de la cinquantaine de thèmes d’atelier initialement collationnés nous n’avons retenu qu’une vingtaine, couvrant aussi bien les problématiques métier (formation, transmission du cabinet, etc.) que les grandes problématiques fiscales, juridiques et liées aux placements.

Retrouvez dès maintenant sur le site du Grand Forum du Patrimoine, l’ensemble du programme:grandforum.fr

❚ Frédéric Lorenzini


Au menu cette année…

Parmi les ateliers à ne pas manquer au cours de cette édition 2020 du Grand Forum du Patrimoine le 30 novembre au Carrousel du Louvre.

Dépendance, la bombe à retardement : dans un pays comme la France, la question du financement de la retraite est un sujet explosif, à défaut d’être tabou. Alors que dire de la question de la dépendance que ni les politiques ni les familles n’ont le courage d’aborder. Pourtant des solutions existent…

CGP : comment attirer les talents et les fidéliser ? Au-delà de la seule rémunération, et des bénéfices associés, tels qu’assurance-santé, téléphone, véhicule de fonction, etc., la fidélisation des collaborateurs passe par une stratégie à long terme et par étapes:aider vos collaborateurs à s’épanouir dans leur travail pour que votre cabinet passe à la vitesse supérieure.

Pourquoi et comment facturer des honoraires de conseil : La recommandation est simple, sa mise en oeuvre souvent plus complexe qu’il n’y paraît:comment expliquer qu’une prestation perçue comme gratuite est devenue payante, sur quelle échelle de rémunération se caler… Tour d’horizon des bonnes pratiques.

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