16
mai 2022

Une plate-forme pour accéder au non-coté

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Mylene BonotDepuis fin 2021, Edmond de Rothschild a ouvert son offre de produits non cotés à ses partenaires distributeurs. Mylène Bonot, Head of Investor Relations d’Edmond de Rothschild AM, dévoile la démarche de la société et l’offre de fonds qui sera déployée.

Investissement Conseils : Pourquoi donner accès à vos fonds d’actifs non cotés à la clientèle de cabinets de CGP et de family offices ?

Mylène Bonot : Les investisseurs privés sont de plus en plus attirés par le non-coté : les rendements attractifs, une volatilité moindre et l’impact dans l’économie réelle font vraiment la différence par rapport à d’autres investissements. Nous constatons une demande forte de la part des clients de nos partenaires CGP et family offices afin d’investir sur cette classe d’actifs. Il était donc évident d’ouvrir notre gamme, jusqu’alors réservée à nos clients institutionnels et privés. Afin de simplifier l’accès à nos produits, nous avons développé une plate-forme digitale. Sur une interface conviviale, les distributeurs peuvent réaliser en une vingtaine de minutes une souscription totalement dématérialisée. Notre fonds ERES, le premier à être ouvert en distribution est disponible sur cette plate-forme et rencontre un vrai succès. D’autres stratégies vont suivre.

Quels sont les autres services disponibles sur la plate-forme ?

Outre l’agilité offerte par l’outil de souscription, un partage de fichiers avec les principaux agrégateurs utilisés par les CGPI et family offices est prévu. Grâce à un accès dédié, les investisseurs pourront également retrouver les informations et rapports détaillés de gestion des fonds auxquels ils ont souscrit.

Pourriez-vous nous présenter le fonds ERES ?

Il s’agit du quatrième millésime d’ERES (Edmond de Rothschild Equity Strategy), une stratégie emblématique puisqu’elle a été lancée par notre groupe il y plus de vingt ans. ERES qui vise un taux de rendement à deux chiffres investit dans des entreprises de small et mid-caps européennes et américaines pour une bonne diversification des risques. Les sociétés ciblées ont un modèle d’affaires éprouvé et recherchent un partenaire financier afin d’accélérer et accompagner leur développement. Si l’approche se veut généraliste, quatre grands domaines porteurs de croissance sont privilégiés : le e-commerce, les services financiers digitalisés, les services aux Biotechs, ainsi que les nouveaux modes de consommation (c’est-à-dire la consommation locale et les produits à faible empreinte carbone).

A quel type de clientèle s’adresse ce fonds ?

Il s’adresse à une clientèle souhaitant accéder au Private Equity en conservant une approche généraliste et en étant accompagnée par une équipe qui a démontré depuis vingt ans son savoirfaire. Le montant minimum est 125 000 € pour des clients personnes physiques ou personnes morales et avertis au sens de la classification AMF.

Le fonds sera-t-il accessible via l’assurance-vie ?

Un projet de structuration en FCPR pour l’assurance-vie est en cours d’élaboration.

Quelles autres stratégies pourriez-vous proposer ?

La distribution de notre gamme de Private Equity va s’accélérer. La prochaine étape sera l’ouverture de nos fonds immobiliers pour lesquels nous avons des stratégies différenciantes. Edmond de Rothschild REIM investit dans différents secteurs, notamment l’immobilier industriel et logistique, l’hôtellerie, les bureaux, le résidentiel, ou encore la régénération urbaine. Notre équipe de cent-vingt professionnels et une bonne couverture géographique (neuf bureaux dans huit pays européens), garantissent à nos clients un accès privilégié aux deals et leur bonne exécution. Aujourd’hui, nous gérons près de 12 Md€ d’actifs immobiliers. Nous souhaitons être force de proposition afin d’accompagner au mieux le souhait des épargnants privés d’accéder aux classes d’actifs traditionnellement réservées aux investisseurs institutionnels.

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